- Vous restez vous autres ?

-Tu t’en vas, toi ?

(formules de politesse Maories lors dun départ)

Notre itinéraire
Notre itinéraire

De Toulouse à Istanbul à vélo - Retour par l'Eurovélo 6

 

1ers tours de roues Toulouse-Istanbul

 

Castelnaudary

le mercredi 20 mars 2013  

 

Et voilà, c'est reparti ! Ce matin à 10 h nous enfourchions les vélos chargés pour la première étape de notre Toulouse-Istanbul, via la Sardaigne, la Sicile, la botte italienne, la Grèce. Beau périple en perspective.

Avec l'inactivité et la farniente de cet hiver en Thailande, les vélos nous paraissent bien lourds et les muscles rechignent un peu. Mais le temps est avec nous, l'étape est facile et nous avons le vent dans le dos. Toulouse - Castelnaudary par le Canal du Midi, fastoche. Et pour ce premier soir, nous nous chouchoutons un peu et nous offrons l'hôtel. Il ne faudrait pourtant pas s'y habituer  car ils sont bien finis les tarifs tout doux de l'Asie et il va falloir se remettre à camper. L'Europe assassine notre bourse.

Comme d'habitude nous vous tiendrons au courant de nos découvertes.

Qui nous aime nous suive !

Deux touristes à Marseille

 

Dimanche 31 mars 2013 

 

 

 

Après un week-end à Agde en famille nous avons repris la route, la plupart du temps par des pistes cyclables –bien mal indiquées d’ailleurs – jusqu’au Grau du Roi, puis jusqu’aux Saintes Maries de la Mer. Premières nuits sous notre tente toute neuve que nous trouvons spacieuse, premières nuits sur nos matelas autogonflants, grand luxe par rapport aux karrimats dont nous avions l’habitude. Malgré une météo très pessimiste, nous échappions à la pluie mais faisions la dernière étape par un vent glacial, bonnets et gants de rigueur. A Arles nous prenions le train pour éviter la région de Fos – Martigues, trop encombrée de 4 voies à notre goût. Et nous voici à Marseille, de nouveau en famille pour quelques jours avant de prendre le bateau pour la Sardaigne où le grand voyage commencera enfin.

 

Marseille, capitale européenne de la culture pour 2013 a relooké son image, mais les rues et boulevards sont toujours aussi défoncés, les trottoirs toujours aussi maculés de merdes de chiens. Ce ne doit  pas être le même budget. En tout cas, le parvis du Vieux Port a fait peau neuve. Il s’est considérablement élargi, laissant peu de place à la circulation automobile. Les poissonnières ont retrouvé leurs étals et leurs clients. En ce samedi matin vers 10 h il y avait déjà pas mal de badauds et de touristes  se promenant sous un franc soleil et par un vent frisquet entre les girafes et éléphants de béton censés décorer les lieux. Un Maillol ou un César ne  nous auraient pas déplus. Il y déjà la queue pour embarquer pour le château d’If ou le Frioul ou plus simplement La Pointe Rouge, le quartier Sud de Marseille.  Près de l’hôtel de ville, la sculpture de César est un peu cachée par le nouveau pavillon M, dans lequel on peut tout voir et tout savoir  , mais rempli d’animations vidéos pour combler le vide. On y suit pourtant un montage intéressant sur  l’évolution de la ville depuis l’époque romaine jusqu’à nos jours. Nous poussions jusqu’au Fort St Jean désormais relié à la vieille ville par une passerelle pour l’instant encore fermée au public. De la terrasse la vue plonge sur le port où l’on  imagine quelques vieux gréements  Mais ce n’est plus, comme dans toutes les villes maritimes, qu’un parking à bateaux de plaisance blancs, toutes coques semblables. Qu’importe. Notre Dame de la Garde au sommet de sa colline, avec à ses pieds la masse rose de l’église St Victor, c’est beau, surtout nimbé de  cette lumière si limpide, cette lumière méditerranéenne qui me manquait ces derniers mois en Thaïlande. Nous avons poussé jusqu’aux abords du futur  musée en dentelle de béton. Il se pourrait bien que tout cela ne soit que bluff rempli de vide. Mais l’architecture est intéressante et le bâtiment vaudra la visite pour lui-même. Le temps superbe nous a incités à poursuivre à pied, le nez en l’air (dangereux d’après ma remarque précédente sur  l’état des trottoirs) pour mieux admirer les bâtiments hausmanniens, les balcons, les rotondes, les rambardes en fer forgé, les coupoles coiffées de zinc, les immeubles des vieux quartiers rénovés avec leurs persiennes de couleurs et le linge qui sèche au vent. Quand on vient de la rue de Paradis et débouche sur la Canebière, juste derrière le vieux manège de chevaux de bois, surprise ! Une nouvelle artère à été percée ! Une nouvelle Canebière, pimpante, toute neuve, plantée d’arbres. C’est un trompe l’œil gigantesque qui masque la façade à colonnes de la Chambre de commerce sans doute en travaux. C’est vraiment très réussi. Nous sommes passés par la rue St Ferréol, rendez-vous des magasins de vêtements de marque et puis avons remonté la Canebière presque jusqu’à la gare St Charles pour acheter des cartes de Grèce et Turquie chez Gibert. Pas un regard pour les livres ; nos sacoches sont déjà trop lourdes de la bibliothèque que nous trimbalons. Traversé le marché et le quartier des Capucins. On s’y sent bien. Ca parle Arabe, Africain, Chinois. Les commerçants blaguent, un petit mot pour chacun. Les pains, galettes et bricks, gâteaux au miel, épices et herbes aromatiques sont alléchants et moitié prix qu’ailleurs. Ca devrait être bien en Turquie en juin… Nous faisions là notre pause déjeuner avant de continuer par la rue de Rome. Je suis décidément plus rue de Rome que rue St Fé. Au fur et à mesure que l’on remonte cette très commerçante rue de Rome vers la place Castellane, les prix affichés dans les vitrines grimpent aussi et l’on retrouve les larges artères, les terrasses de café chauffées sur les trottoirs. C’est gai. Il y a du monde dehors en ce début d’après-midi et peu de voitures. Bien peu de vélos aussi comparé à Toulouse. Quelques derniers achats Au Vieux Campeur et nous rentrions jusqu’à Bonneveine à pied. Il était l’heure du thé. Nous marchions depuis six heures.

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